Le Fleuriste, c’est une marque de designer avant-gardiste. C’est une entité qui évolue d’un univers fusionnant la nature et l’art, créant une esthétique à la fois originale et pleine d’inspiration.  Par définition, l’esthétique est la science du beau dans la nature et dans l’art. La fleur, ce symbole de beauté, est imaginé dans les pièces créatrices du fleuriste.

Le Fleuriste est un collectif artistique qui met en valeur la beauté de la nature imparfaite, tout en définissant sa propre perfection par harmonie à cette identité créatrice.

Le Fleuriste valorise l’indépendance d’esprit en explorant les perceptions qui forment et déforment notre réalité. 

LA MANIFESTATION D’UNE ÉVOLUTION INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE

CHAPITRE I:I LA MANIFESTATION DE MON HISTOIRE

La manifestation de mon histoire est un souvenir venant du futur. Définir que notre futur est un souvenir, c’est manifester la suite de nos souvenirs passés. Ce n'est pas de vouloir contrôler l'avenir, mais de comprendre que tous les temps, passés et à venir, sont éventuellement autant présents que maintenant.

L’exercice de manifester notre réalité consiste d’abord à se souvenir de ce que nous sommes, puis dicter la suite des évènements comme une histoire qui nous complète.  

CHAPITRE I:II L’INCONSCIENT COLLECTIF

Le symbole est un rappel aux valeurs de la réalité. Par interprétation, le Fleuriste associe le symbole de la fleur à la beauté délicate en contraste à son berceau sauvage. Cueillir la perfection dans l’imparfait.  L’art est un reflet naissant de la nature et la nature est un reflet perpétuel de l’art.  En cherchant l’art dans les grandeurs de l’extérieur, on creuse un canal à nos profondeurs intérieures.  Ce canal communique nos pensées à notre réalité. 

CHAPITRE I:III LA SYNCHRONICITÉ

Les synchronicités sont des évènements qui rapportent à la vision de notre inconscient sur notre chemin de vie en tant qu’individu et en tant que collectivité.  Une note qui résonne plus en nous, une conversation d’étrangers ou le symbole d’une fleur sur la tuque.  Tout ce qui a du sens dans notre vie peut se transmettre comme message ouvert à l’interprétation des autres.  L’interprétation collective rappelle la présence d’une création en nous et l’interprétation individuelle est signe d’un créateur en soi.  

EXPLORATION DE DIMENSIONS EXISTENSIELLES

CHAPITRE II:I LE RÉVEIL

Mes paupières s’ouvrent pour la première fois à l'aurore. L’horizon présente les rayons de soleil qui plombent la deuxième partie de la sphère. Je lève les yeux au zénith et aperçois une nuée d’oiseaux esquissant une fleur qui m’est étrangement familière. Pourtant, ce fut la première œuvre que je contemplai dans ce corps.

De façon soudaine, je ressens une grande énergie traverser mon corps. Des frissons grimpent jusqu’à ma nuque, j’expérience la sensibilité nouvelle de ma peau, puis je ferme les yeux pour découvrir un tout nouveau monde. 

À cet instant précis, je réalisai mon existence en tant que démiurge de cet univers qui est à créer. Je suis le Fleuriste. Aujourd’hui, je reconstitue l’éveil de mon âme dans la création de cette œuvre imposante qui décillera plusieurs du don de créateur qui est en chacun d’entre nous. 

Demain, un nouveau chapitre s’amorce. 

Subitement, je fus téléporté dans la dimension maitresse de l’entité, surpris que, dans mon silence, la voix qui communiquait avec moi eût discerné ma réponse. À ma vue se dessinent le vide et l’infini. Dès lors, je réalise que le vide est infini et que du moment que je suis né, ma décision était déjà prise. Il fallait que j’en prenne conscience pour avancer. J’avance alors dans la dimension de ce tableau de l’infini, en quête d’y marquer mon existence. 

À une seconde reprise, la même voix retentit en moi : 

«Je suis le Fleuriste.  Je t’accorde ma présence, car j’ai reconnu ton désir à connaitre ma réalité. Par la curiosité qui t’a mené à moi, je me permets de t’emmener à une réflexion qui débloquera l’accès à la dimension 1. La dimension réflective. Dans cet espace, seul tu seras confronté à ton esprit. Tout sera à créer, à commencer avec ton identité. Maintenant que tu as compris que ton énergie ne s’éteindra jamais, c’est à toi de tracer le chemin de cette énergie. Tu es ma peinture, et je te catastériserai dans la toile que je peins depuis toujours, et que je peindrai à jamais.» 

CHAPITRE II:II LE REFLET DES FLOTS (LE CONFITEOR DE L'ARTISTE)

En cet après-midi particulièrement chaud, le soleil projette un millier d’éclats lumineux sur les flots de la fontaine, et l’ardeur de ses rayons évapore mes pensées volatiles. Dans ces moments où ma petitesse devient trop grande, je me console à un jour où la pluie me fera l’honneur de tomber, même lorsque je ne serai plus là. Que ces pensées sortent de mon esprit ou s’élancent de ce sur quoi mon regard se pose, j’ai compris aujourd’hui qu’elles ne m’appartiennent plus complètement. 

Le cours de mes réflexions présentes fait à la fois l’objet d’un honneur aux souvenirs passés et d’un héritage perpétuel à l’avenir : «L’eau qui jaillit de la fontaine est comme le savoir qui jouit de la vie.»  

La richesse du temps se trouve dans la valeur accordée à l’espace présent : «Si une seconde en valait trois, appréhenderais-je trois fois plus le futur, regretterais-je trois fois plus le passé ou contemplerais-je trois fois plus le moment présent?»  

En me penchant devant les pierres qui entourent la fontaine, j’observai le reflet de mon visage et entrevis la profondeur de l’eau derrière mon regard brouillé par les ondulations : «Le reflet de l’âme est une fleur qui est aussi belle que fragile, et aussi mortelle qu’immortelle.»   

Comme une plante produit des fleurs, l’âme crée des symboles : «Moi, je suis l’orateur des symboles qui s’écoulent de mon narratif intérieur.»   

Une fois que la chaleur assécha complètement mes pensées, je convins qu’il fallait m’étendre sur l’eau pour me ressourcer. Flottant sur mon dos, je laissai mon esprit divaguer sur ces nuages qui prennent toutes sortes de formes, créateurs de scènes inépuisables. Mon corps s’emporta peu à peu vers les flots de la fontaine, et juste avant d’être submergé, je me sentis encore une fois vaincu par l’immuable beauté de la nature.

CHAPITRE II:III LE COURS

L’intention derrière l’action se révèle dans la continuité du mouvement. Le mouvement continu vers une idée nouvelle définira sa nature et l’importance qu’elle a dans notre chemin de vie se révèle à partir de la volonté de l’intention exercée.

RETOUR À LA SOURCE

CHAPITRE III:I RETOUR À LA SOURCE

Ces chemins que l’on emprunte à chaque jour, les rues de notre quartier et les sentiers de notre montagne sont des passages en apparence répétitifs, cycliques. 

Cela dit, en étant consciemment présent dans ce décor par l’observation, à chaque passage, on y découvre des éléments nouveaux et uniques à l’environnement ainsi qu’à la relation que l’on entretient avec celui-ci. Par exemple, lorsque le Fleuriste contemplait l’arbre qui siège sa cour au début de l’été, il remarquait des ruisseaux dans l’écorce, découlant de la cime jusqu’au tronc. À L’hiver, il posa à nouveau son regard sur son arbre. Cette fois-ci, il observa la manière que ses branches se ramifiaient vers le ciel. 

À partir des nouveaux liens observés, chaque nouveau passage dans le chemin quotidien représente un cycle qui reflète un éventail de possibilités, une arborescence de pensées. Parmi toutes celles qui occupent notre esprit, il arrive que l’une d’entre elles nous rejoint plus que les autres. Si ce chemin nous rejoint autant, c’est par la justesse de sa résonance en nous. Il nous fait croire en une destinée que l’on doit suivre, un chemin que l’on doit emprunter.